Publication

C'est à moi que tu parles?


Dacres éditions - coll. Reflets de Dacres, Format : 12,5 * 19 cm, Livre broché 120 pages, 12€

La méta-communication au coeur du processus de médiation

Vous pensez être particulièrement intuitif car vous devinez les pensées de vos proches avant qu’ils ne les expriment ? Vous pensez avoir mûrement réfléchi les derniers achats que vous avez effectués sans avoir jamais succombé aux sirènes de la publicité ?

Ces croyances sont un leurre.Je vous rassure, ces pensées étaient les miennes avant d’entrer dans le monde de la méta-communication et de comprendre les rouages de notre communication.

En vente ici

9.18.2017

Focus sur le principe d’humanité du médiateur

La médiation est un processus qui place l’humain en son centre.





Le principe d’humanité est au cœur de l’éthique et des préoccupations quotidiennes du médiateur.

C’est ce principe qui dirige en grande partie l’action du médiateur et qui le conduit à participer régulièrement à des ateliers d’analyse de pratique. 

Ce principe explique le souci constant du médiateur d’améliorer sa pratique à l’humain, et non de façonner l’humain selon sa conception.

Le principe d’humanité permet également d’expliquer l’existence d’un principe d’impartialité ou de multi-partialité du médiateur. Ainsi, le médiateur est impartial car il ne privilégie pas le point de vue de l’une des parties en conflit par rapport à l’autre. Il n’a pas de parti pris.

Cela va encore plus loin car le médiateur adopte une posture qui lui permet d’être multi-partial. Cela le conduit à accepter les propos de chacune des parties en conflit. Cette posture va ainsi encourager les personnes en conflit à échanger et les mener au dialogue. 

L’humanité du médiateur est perceptible dans cette action qui lui donne la possibilité d’être le vecteur de la parle de chacun lorsque les parties en conflit ne s’adressent plus directement la parole et passent par lui.

Par la suite, le médiateur restaure le lien altéré entre deux personnes et se conduit ainsi en passeur d’humanité entre les parties en conflit qui se déchiraient plus tôt.

En aidant les parties en conflit à résoudre leur différend par la conclusion d’un accord, le médiateur fait barrage à la barbarie engendré par le conflit et aide les personnes en conflit à renouer avec leur part d’humanité et à s’ouvrir aux autres, ainsi qu’elles avaient l’habitude de le faire avant que ne surgisse le conflit.


9.11.2017

La méta-communication au cœur du processus de médiation - extrait choisi n°4 de "C'est à moi que tu parles"


Suite et fin d'une série de quatre extrait du livre "C'est à moi que tu parles?", afin d'évoquer brièvement le rôle de la méta-communication lors du processus de médiation.


C'est à moi que tu parles? 
Dacres éditions, 120 pages, 12€, dispo ici


«  La communication étant une caractéristique commue à toutes les sociétés humaines, sa maîtrise n’est pas utile qu’aux seuls médiateurs. Chacun peut trouver de l’intérêt à améliorer  la sienne d’un point de vue professionnel ou personnel car la communication est médiatrice en ce qu’elle fait œuvre d’inter- médiation entre les hommes.Les antagonistes qui s’opposent lors d’un conflit ne se contentent pas d’échanger verbalement de nombreux reproches et critiques. Ils laissent également libre cours à l’expression extra-verbale et corporelle de leur mécontentement ou de leur déception.


L’incapacité de chacune des personnes en conflit à percevoir ces signes non verbaux et plus encore à les décrypter, contribue à l’enlisement du conflit. Lorsque l’incompréhension devient reine, le risque d’une panne de communication se précise peu à peu, avant de survenir.


Lorsque la communication est rompue, le recours à la médiation permet d’envisager le rétablissement du dialogue afin d’aider les médiés dans la recherche d’une solution.


Le médiateur dont l’unique expertise est la communication, ne peut faire fi de l’ensemble des moyens et techniques susceptibles de l’aider dans sa tâche. Or, la méta-communication se présente comme un instrument utile pour comprendre la communication des médiés. Elle permet de parvenir par un travail introspectif, d’améliorer sa communication lors de la médiation.


La méta-communication va inciter le médiateur à décupler l’attention qu’il porte à la communication des médiés ainsi qu’à leurs modalités de communication.


Sa maîtrise doit également porter le médiateur à prendre de la hauteur au cours du processus de la médiation. Le médiateur se trouve ainsi contraint de revêtir tour à tour les habits d’un spectateur de la médiation et d’un acteur de la médiation. Cette capacité d’endosser ces deux rôles lui permet de perce- voir et de comprendre la communication des médiés avec plus de justesse.


Enfin, la méta-communication aide le médiateur à se recentrer sur sa communication. Elle induit de sa part une réflexion sur sa façon de communiquer mais également sur sa façon d’être lorsqu’il se prête à cet exercice au cours de la médiation. Elle lui offre la possibilité de cerner des points d’amélioration relatifs à sa posture ou à sa communication, sur lesquels il doit travailler afin que sa communication gagne en clarté au cours de ses interactions avec les médiés et que le processus de médiation soit mené avec plus d’efficacité. »



La méta-communication au cœur du processus de médiation

Dacres éditions - coll. Reflets de Dacres, Format : 12,5 * 19 cm, Livre broché 120 pages, 12€

Disponible ici

9.04.2017

Établir une relation d’aide en méta-communicant - extrait choisi n°3 de "C'est à moi que tu parles"

Un troisième extrait du livre "C'est à moi que tu parles?", sur la relation médiateur/médiés.


C'est à moi que tu parles? 
Dacres éditions, 120 pages, 12€, dispo ici



" Le travail du médiateur s’apparente [...] véritablement à de la maïeutique car tout l’art du médiateur réside dans sa capacité à accompagner les parties et à les assister lors de ce processus qui peut être douloureux et qui conduit invariablement les parties  à sortir des faits purs pour s’exposer avec vulnérabilité lors du processus de médiation, du moins si elles veulent entrevoir la possibilité d’un accord. 

Il faut rappeler que le but du médiateur est de rétablir la communication entre les médiés. Son but n’est pas de soumettre une solution aux parties. Ce sont les parties qui demeurent maîtresses de la solution qui émergera au cours de la médiation. Le rôle du médiateur n’est donc pas de penser en lieu et place des médiés, mais bel et bien d’accueillir leur personnalité, leur histoire, leurs émotions, et ce, toujours sans jugement. Il est possible de qualifier la relation qui se crée entre le médiateur et les médiés, de relation aidante. Ce qualificatif est employé afin de caractériser une relation qui incite et contribue au changement.

Carl Rogers, a étudié la construction de ce type de relation. Il est parvenu à isoler les trois conditions requises pour favoriser la naissance de la relation aidante.

La première condition est la congruence de l’aidant. La congruence est perçue par Carl Rogers comme le synonyme   de l’authenticité. Par  ce terme, Carl Rogers entend signifier  que le médiateur doit veiller à apparaître tel qu’il est, sans faux- semblant, aux yeux des médiés. Par cette démarche, il incite les médiés à faire de même et à se dévoiler. Le médiateur congruent se pose tout au long du processus en facilitateur du dialogue, et non en expert du conflit qui oppose les médiés. Il se place à leur hauteur et ne se présente pas comme un sachant, mais véritablement comme un aidant.

La deuxième condition dégagée par Carl Rogers est celle d’une considération positive inconditionnelle de la part du médiateur. Carl Rogers en fait une condition clé car seule la certitude de ne pas être jugé ou déconsidéré peut inciter les médiés à se livrer complètement. Il considère que le fait pour les médiés de pouvoir parler avec abandon, les installes dans une position d’ouverture au changement, à un mouvement thérapeutique. Il s’agit donc d’une condition sine qua non pour qu’ils puissent être réceptifs au changement que leur propose l’aidant, à savoir le médiateur. En l’absence de transparence de la part des médiés, le médiateur n’est pas mis en situation de pouvoir véritablement les accompagner vers le changement qu’ils espèrent atteindre lors de la transition que constitue le processus de médiation.

Enfin, il a constaté qu’une relation d’aide ne peut naître en l’absence de compréhension empathique. La compréhension empathique se définit comme la « capacité à déceler et sentir avec justesse les sentiments et références personnelles de la personne ». Cette troisième et dernière condition est de loin la plus difficile à satis- faire. Elle requiert de la part du médiateur qu’il se connaisse bien lui-même. 

Cela implique de sa part une propension à avoir conscience de ses propres émotions. Il apparaît en effet que c’est la capacité du médiateur à identifier ses propres émotions qui va lui permettre de les détecter chez autrui. Là encore, on retrouve la nécessité pour le médiateur, de recourir à la méta- communication, afin de parvenir à décrypter la communication des médiés sur ses deux niveaux."



La méta-communication au cœur du processus de médiation

Dacres éditions - coll. Reflets de Dacres, Format : 12,5 * 19 cm, Livre broché 120 pages, 12€

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