Publication

C'est à moi que tu parles?


Dacres éditions - coll. Reflets de Dacres, Format : 12,5 * 19 cm, Livre broché 120 pages, 12€

La méta-communication au coeur du processus de médiation

Vous pensez être particulièrement intuitif car vous devinez les pensées de vos proches avant qu’ils ne les expriment ? Vous pensez avoir mûrement réfléchi les derniers achats que vous avez effectués sans avoir jamais succombé aux sirènes de la publicité ?

Ces croyances sont un leurre.Je vous rassure, ces pensées étaient les miennes avant d’entrer dans le monde de la méta-communication et de comprendre les rouages de notre communication.

En vente ici

11.20.2017

Votre avocat peut-il prétendre vous accompagner lors du processus de médiation ?

Les parties en conflit peuvent parfois être tentées de refuser d’entrer en médiation, au prétexte qu’elles refusent de renoncer au concours de leur avocat pour parvenir à la résolution d’un différend.



Dame Justice, Juridiques, La Loi, La Justice, Symbole


Cette position n’est pas rare et est parfaitement compréhensible. Il n’est pas évident pour une personne secourue par un avocat dont l’aide s’est déjà avérée précieuse, de se séparer de ce précieux conseil. L’idée de se retrouver seule face au médiateur et à un antagoniste peut effrayer un grand nombre de parties en conflit.

Fort heureusement, il est possible de les rassurer sur ce point. Entrer en médiation ne signifie pas nécessairement renoncer à s’adjoindre l’aide d’un avocat.

Les avocats sont des auxiliaires de justice au fait du processus de médiation. Il est donc fréquent que les avocats prennent l’initiative d’informer et de proposer la médiation à leur client, ils sont alors prescripteurs du processus de médiation. A ce titre ils informent, conseillent et orientent leur client dans cette démarche. Votre avocat sera ainsi en mesure de réaliser une évaluation des coûts d’une procédure judiciaire ou d’une médiation et de vous conseiller quant aux risques que présente votre litige en termes d’image si votre conflit devait être rendu public par exemple.

L’expérience de votre avocat en matière de médiation lui permet également de vous coacher en vous préparant efficacement au processus de médiation.

Au cours du processus de médiation, votre avocat peut être présent. La présence de l’avocat de la partie adverse au cours de la médiation ne doit pas vous faire craindre d’entorse au principe de confidentialité du processus de médiation, l’avocat étant lui-même soumis au secret professionnel.
L’avocat doit veiller à ne pas parasiter l’action du médiateur qui demeure seul garant du déroulement du processus de la médiation et lui accorde toute sa confiance en ce qui concerne le respect des principes et règles de la médiation. Cette attitude bienveillante aura pour effet de dynamiser le processus de médiation.

Lorsque les parties en conflit seront parvenues à un accord, les avocats des parties en conflits les conseilleront quant à la forme de l’accord et procéderont à sa rédaction. L’avocat veille donc à garantir la légalité de l’accord.

Si vous entendez faire homologuer l’accord issu du processus de médiation, votre avocat pourra effectuer l’ensemble des démarches nécessaires pour faire procéder à l’homologation de l’accord.

Il existe donc bel et bien une place pour l’avocat qui entend accompagner son client en médiation.



Image libre de droit, source pixabay.com

11.13.2017

Du bon usage du paperboard en médiation

Le paperboard (ou tableau papier) est un investissement intéressant pour les praticiens de la médiation. Au fil du processus de médiation, le paperboard permet de prendre des notes de travail, visibles et consultables à tout moment par tous. 


Résultat de recherche d'images pour "paperboard"


Placé en évidence, à quelques pas de la table autour de laquelle sont réunis les participants de la médiation, il convient de ne pas le placer contre un mur, afin de permettre de faciliter la circulation autour du paperboard.

Conservé au fil des séances de médiation, le paperboard peut également faire office de mémoire pour les parties et pour le médiateur. Il permet de retrouver le fil des propos échangés au cours des précédentes séances, de noter. 

Sa consultation peut donc constituer le point de départ d’une deuxième ou d’une troisième séance de médiation. On peut y reporter les points que les parties valident au cours du processus.

Il est également possible d’y inscrire des solutions proposées et non validées, lorsque le médiateur pense que le visuel va aider les médiés dans leurs réflexions et dans la construction de la construction d’une solution négociée.


Il est cependant conseillé de ne pas systématiquement usage du paperboard. Avoir un paperboard pour pouvoir montrer qu’on dispose d’un tel outil n’a aucun intérêt en soi. Il faut en faire un usage mesuré et rigoureux. 

Enfin, encore faut-il avoir recueilli l’accord des médiés pour employer un paperboard. Les mentions portées par le médiateur sur le paperboard doivent également avoir été validée par les médiés avant d’être portée sur le papier. 

11.06.2017

Le "je", une remède pour sortir de la crise?

Vous avez acceptez une médiation? Vous vous installez à la table du médiateur autour de laquelle est également installé la personne avec laquelle vous êtes en conflit?




Les choses semblent bien tourner. Lorsque vient votre tour de prendre la parole afin d'exposer votre vision du conflit et des circonstances de celui-ci, vous ouvrez la bouche et ne manquez pas d'indiquer au cours de vos explications que l'autre est à l'origine du problème, quand vous n'utilisez pas les pronoms "tu" ou "vous" , désignant l'autre pour expliquer votre ressenti, vos propres sentiments.

Stop!

Deux explications peuvent expliquer cela:
- soit votre médiateur ne vous a pas expressément indiqué qu'il était nécessaire de s'exprimer en son nom et pour son compte. Ce qu'il ne manquera pas de faire s'il entend de tels propos au cours de la conversation,
- soit vous ne parvenez pas à vous focaliser sur vos propres sentiments, ce qui vous incite alors à susciter une interaction avec l'autre médié.

Pourquoi est-il nécessaire de s'exprimer en employant la première personne du singulier et non les pronoms "tu" ou "vous"?

Leur emploi favorise la dispute, attise la colère de la personne avec laquelle vous êtes en conflit et vous éloigne de l'idée d'une éventuelle réconciliation.

L'usage du "tu" et du "vous" indique un report de nos propres frustrations, de nos inquiétudes sur l'autre. Il implique l'idée de responsabilisation de l'autre et de ce fait, permet à celui qui prend la parole de ne pas prendre la responsabilité de ses propres sentiments.

Or, si vous accusez l'autre, vous l'empêcher de vous écouter, vous placer une nouvelles distance entre vous et cette personne.

Mettez- vous à la place de l'autre deux secondes et placez-vous pour mieux comprendre, dans une situation qui évoque votre quotidien.

Votre conjoint sort pour effectuer une course. Il rentre une heure plus tard pour effectuer un achat basique qui lui prend habituelle trente minutes. Bien évidemment, vous n'avez pas reçu de coup de téléphone entre temps et êtes particulièrement inquiet lorsqu’enfin, il franchit le seuil de votre appartement.

"Tu es en retard", voilà ce qu'est souvent notre réaction. Le ton accusateur employé indique clairement le caractère hostile de ces propos. Il y a fort à parier que le ton des deux protagonistes va monter dans les minutes qui suivent, ce qui donnera lieu à une énième dispute, et peut-être même à une rupture du dialogue, à une fuite de votre interlocuteur.

Pourquoi ne pas prendre une bonne résolution pour cette nouvelle année?

En réalité, votre conjoint a affronté la foule du magasin, la queue. Concrètement, il n'y a rien que vous auriez pu lui reprocher. Peut-être a t'il croisé dans la rue une connaissance et pris le temps de parler, sans se rendre compte du temps qui filait. Rien de grave en somme. Le problème est né du fait que vous attendiez, sans nouvelles chez vous, en vous demandant si une mésaventure ne lui était pas arrivé.

Vos émotions vous sont personnelles et vous ne pourrez mettre un terme à vos inquiétudes, que si vous les assumez et les extériorisez. Dans le contexte précédent, il aurait fallu jouer franc jeu.

Lorsque votre conjoint rentre exprimer-vous en employant le "je". Je suis inquiète lorsque je n'ai pas de nouvelles. Vous ouvrez le dialogue, sans agresser l'autre. Celui-ci sera alors prêt à vous écouter et même à vous aider. 

Vous aurez alors le loisir de solliciter son aide afin de surmonter votre peur, votre angoisse. "Accepteras-tu de me téléphoner si cela se reproduisait? Je pense que cela me permettra de ne pas imaginer le pire."

Votre interlocuteur seras certainement dans de meilleures dispositions (et donc prêt à vous aider) si vous ne l'agressez pas et assumez véritablement toutes vos émotions.

Qu'en pensez-vous? Comptez-vous adopter cette technique de communication?


Image libre de droit, source pixabay.com